ma génération, ma jeunesse...trentenaire à l'époque, j'ai sacrément vibré et fait la fête notamment avec ces deux chansons...celle-ci sortie en 1980, les paroles et le style musical, je les trouve très actuels...

Alain Bashung
GABY, OH GABY


Je fais mon footing au milieu des algues et des coraux
Et je fais mes pompes sur les restes d'un vieux cargo
Je dis bonjour, faut bien que je me mouille

C'est ma dernière surprise partie je m'écrase le nez au hublot
J'ai mon contrat de confiance l'encéphalo qui faut
J'ai du bol, J'en vois qui rigolent.

REFRAIN:
Oh Gaby, Gaby
Tu devrais pas me laisser la nuit
Je peux pas dormir je fais que des conneries
Oh Gaby, Gaby
Tu veux que je te chante la mer
Le long, le long, le long des golfes
Pas très clairs.

En regardant les résultats de son check-up
Un requin qui fumait plus a rallumé son clop
Ça fait frémir, faut savoir dire stop
Tu sais, tu sais c'est comme ce type qui voudrait que je me soigne
Et qu'abandonne son cleps au mois d'août en Espagne
Je sens comme un vide, remets moi Johnny Kidd

REFRAIN

Gaby, je t'ai déjà dit que t'es bien plus belle que Mauricette
Qu'est belle comme un pétard qu'attend plus qu'une allumette
Ça fait craquer, au feu les pompiers
Aujourd'hui c'est vendredi et je voudrais bien qu'on m'aime
Je sens que je vais finir chez Wanda et ses sirènes, et ses sirènes

REFRAIN

Alors à quoi ça sert la frite si t'as pas les moules
Ça sert à quoi le cochonnet si t'as pas les boules.

Alain Bashung
VERTIGE DE L'AMOUR
Paroles: Boris Bergman, musique: Alain Bashung, 1981


J'ai crevé l'oreiller
J'ai dû rêver trop fort
Ça me prends les jours fériés
Quand Gisèle "clappe" dehors

J'aurai pas dû ouvrir
À la rouquine Carmélite
La Mère Supe m'a vu venir
Dieu avait mis un kilt
Y'a dû y avoir des fuites

Oh, oh vertige de l'amour
Mes circuits sont niqués
Puis y'a un truc qui fait masse
Le courant peut plus passer
Non, mais t'as vu ce qui passe
Je veux le feuilleton à la place
Oh, oh vertige de l'amour

Tu te déjà fait suer à Saigon
Je m'écris des cartes postales du front
Si ça continue je vais me découper
Je suis dans les points, les points

Ti yeah eh, vertige de l'amour
Désir fou que rien ne chasse
Coeur transi reste sourd
Aux cris du marchand de glace
Non, mais t'as vu ce qui passe
Je veux le feuilleton à la place
Oh, vertige de l'amour

Mon légionnaire attend qu'on le shunte
Et la tranchée vient d'être peinte
Et pour tous, si ça continue je vais me découper
Je suis dans les points, les points

Ti yeah eh, vertige de l'amour
J'ai dû rêver trop fort
Ça me prends les jours fériés
Quand Gisèle "clappe" dehors
J'ai crevé l'oreiller
J'ai dû rêver trop fort
Ça me prends les jours fériés
Quand Gisèle "clappe" dehors...

Celle-ci est de loin ma préférée, je l'ai écouté et réécoutée et je l'écoute toujours...avec autant de jubilation et de frissons.

Ah ! comme la vie passe vite...encore un sacré talent emporté trop tôt !